19/12/2023

Secteur Hôtelier en Émoi : La Taxe de Séjour Montre en Flèche pour 2024

Une Hausse Fiscale Contestée

Le secteur de l'hôtellerie et de la restauration fait face à une décision gouvernementale controversée. Dans le cadre du Projet de Loi de Finances pour l'année 2024, une augmentation de la taxe de séjour de 200% a été programmée pour la région parisienne. Cette décision a été prise sans qu'il n'y ait eu de véritable concertation, selon les dires de deux poids lourds du secteur : l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH) et le Groupement National des Chaînes Hôtelières (GNC).

Un Dialogue de Sourds ?

La grogne monte parmi les professionnels de l'hôtellerie. Ceux-ci déplorent l'absence de véritables négociations avec le gouvernement et Ile de France Mobilités, malgré une mobilisation active dès septembre. Les alternatives proposées par le secteur, visant à considérer les besoins de financement des transports tout en atténuant la hausse drastique de la taxe, n'ont pas trouvé d'écho favorable auprès des instances décisionnelles.

Des Chiffres qui Interpellent

L'adoption de l'article 27 ter implique une collecte annuelle estimée à 423 millions d'euros, un montant qui dépasse largement les 200 millions d'euros nécessaires selon les estimations d'IDF Mobilités et du Gouvernement. Ce décalage soulève la question de la véritable intention derrière cette augmentation et de l'impact sur la compétitivité du secteur, surtout en vue des Jeux Olympiques de Paris en 2024.

La Réaction des Instances Professionnelles

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Véronique Siegel, à la tête de l'UMIH, et Jean-Virgile Crance, président du GNC, ont exprimé leur indignation face à ce qu'ils considèrent comme une décision unilatérale et contraire aux promesses du gouvernement de ne pas instaurer de nouveaux impôts. Cet état de fait, selon eux, risque de nuire à l'attractivité de la France sur la scène touristique internationale.

Qui sont l'UMIH et le GNC ?

Le GNC est une entité syndicale associée à l'UMIH depuis 1994. Il représente une grande partie des chaînes hôtelières opérant en France, soit plus de 4000 établissements totalisant plus de 330 000 chambres, ce qui équivaut à presque la moitié des hôtels classés dans le pays. L'UMIH, quant à elle, est le porte-étendard du secteur depuis plus de sept décennies, avec une présence active sur tout le territoire français, représentant une majorité des entreprises du domaine.

En Conclusion

Cet épisode marque un nouveau chapitre dans la relation tendue entre les autorités et les acteurs de l'hôtellerie-restauration. L'issue de cette hausse substantielle de la taxe de séjour est encore incertaine, mais une chose est sûre : le secteur est mobilisé et déterminé à se faire entendre.